vendredi 24 octobre 2008

Petit manuel non exhaustif à l'usage des filles pressées

J'ai l'impression de courir, sans cesse, derrière le temps, derrière mon métro du matin, derrière mon lapin nain, de surveiller ma montre, de regarder l'heure. Entre le boulot stressant, les heures supp à répétition, les (trop?) nombreuses sorties entre amis, les... Bref, je coule, je croule, je m'écroule.

Alors, pour éviter l'implosion, certaines mesures s'imposent :

-Accepter, psychologiquement, de mettre le réveil un peu plus tôt. Histoire de pouvoir prendre le temps, vraiment. Vous me direz (ou pas), je me lève déjà plus d'une heure avant de partir, mais rien à faire, je suis de plus en plus en retard et rate systématiquement le JT de 08h, oh sacrilège. Je pourrais faire des choses la veille, je sais. Préparer mes habits? J'ai essayé, mais le lendemain matin, mon éternel esprit de contradiction ne voulait plus de ces vêtements-là. Me laver la veille, n'y songeons même pas, la douche brûlante du matin est vitale, en ce qui me concerne. Je ne vais quand même pas non plus petit-déjeuner la veille, ni regarder Télématin.

-Ne plus mettre de talons hauts. On ne sait pas vraiment courir avec ces choses-là.

-Le métro là, que j'entends venir au loin est le mien. J'arrête de lui courir derrière, j'ai décidé. Les semelles de mes nouvelles bottes sont trop glissantes, le bruit des portes qui se fermeront sur moi trop strident...

-Acheter un bon anti-cernes.

-Je dis non. Une soirée tapas? Non. Une raclette à la maison? Non. Je suis prise jusqu'en 2009, revenez plus tard. Mais non non, revenez les gens, surchargez mes semaines, dans le fond j'adore ça.

-Se perfectionner. Tout le monde sait que les filles savent faire 2 choses en même temps. Passer à trois, puis quatre. Trop facile.

-Un soir par semaine rien qu'à nous deux. Parce qu'avec nos horaires de "gens du journalisme et de l'audiovisuel", on ne fait plus que se croiser, une minute par ici, une heure par là. Et tu me manques... Des que mes chers et tendres ex-employeurs m'auront versé mon salaire de mai (ah ah la bonne blague) je te kidnappe quelques jours en vacances.

-Engager un maître zen au boulot.

-Pour surcharger l'agenda, prendre des cours d'anglais, puisque je ne parle plus que ça 8 heures par jour ou presque. Autant le faire le mieux possible. Et puis de néerlandais aussi, parce que ça pourrait me servir pour du bon, un jour. (re)Prendre des cours de danse aussi, quoique Mika à fond, dans le salon...

-Faire livrer nos courses. Pour 7 petits, invisibles euros de plus. Rentrer du boulot et voir le frigo rempli. Savourer...

-Eliminer quelques piges, parce que dans le fond, quand on a un CDI...

-Faire se rencontrer nos amis, puis faire des soirées communes. Au lieu de deux soir de pris, ça n'en fait plus qu'un, vous suivez?

-Congeler.

-Maîtriser ebay. On y perd beaucoup, beaucoup moins de temps que chez H&M.

-Faire ses courses de Noël, en deux secondes emballé-pesé en octobre.

mardi 7 octobre 2008

Là où il semble que j'ai toujours un blog

C'est bien joli ces histoires de roue qui tourne enfin, etc. Mais je fais quoi moi de ce blog dont le titre n'est plus vraiment approprié (si tant est qu'un jour ce titre ait eu un quelconque rapport avec ce blog... Bref.), dont la couleur rose est des plus charmantes et dont le contenu devient de plus en plus intéressant, bien sûr. Bref, je fais quoi moi? Je vous raconte des bêtises? Mes journées ô combien palpitantes?

Non mais, c'est que ça me ferait mal au cœur quand même de poser ici un point final. J'aime pas les histoires qui finissent.

Si vous avez une idée lumineuse, c'est ici qu'on la soumet. Sinon, je continue de cogiter dans mon coin sur ce que va bien devenir mon endroit du net rien qu'à moi. Monde cruel des blogs. Fermer son blog, ce serait pire que de laisser crever son tamagotchi. Et ne parlons même pas du lapin nain. Mais "sans dec", un blog de plus ou de moins, ça va pas non plus changer la face de notre monde...

Sur ce, jeunes et jolis gens, je vous souhaite une belle soirée, ici, là-bas ou encore plus loin.

samedi 16 août 2008

Bonne Nouvelle

Et voilà, elle a tourné cette fameuse roue dont tout le monde me parlait depuis des mois.

Lundi, je commence mon nouveau job. Un bon job, avec des gens que j'apprécie, un job qui va nous permettre de refaire des projets, de tirer un trait sur les mauvais mois passés.

J'ai hâte!

jeudi 31 juillet 2008

Une journaliste qui cherche un job

Un post par mois, qui dit mieux? Dit celle qui se réveille un jour et se souvient que son blog se meurt, là sous ses yeux...

Bref, merci encore une fois de vos comms, vos mails. Je vais vraiment finir par croire que la blogomachinchose est remplie de gens adorables! Alors un sincère et "grand comme ça" Merci, chacun de vos ptits mots me fait un plaisir immense! Et vive les bisounours...

Depuis maintenant deux mois, par pur intérêt blogguesque, bien sûr, j'ai donc décidé de coller au mieux au titre de ce blog et de (re)devenir une journaliste qui cherche un job.

Tout d'abord, aucun avancement notable dans ma guerre envers mes chers et tendres ex-employeurs, les vacances juiridiques que ça se nomme, paraît-il. Toujours est-il que je vais (enfin) rencontrer mon avocat pro-deo un de ces jours et que j'espère que le gaillard sera assez remonté que pour réclamer en plus de mon salaire-de-mai-toujours-pas-payé des intérêts de retard me permettant de m'envoler loin avec mon Panda. Je ne perds pas espoir, je scrute même leur site en attendant que quelqu'un le pirate, je prie pour qu'une main vengeresse passe par là. Suite au prochain épisode.

Dans ma relation épistolaire et téléphonique avec le chômage, pas d'avancement non plus, je guette l'arrivée tant attendue des maigres deniers mais telle Soeur Anne je ne vois rien venir.

Du coup, entre une virée entre amies à la campagne, des barbecs à foison et tout le tintouin estival, je (re)deviens une pro du cherchage intensif de boulot.

Au menu, 65 candidatures envoyées, 5 réponses (négatives mais gentilles) de reçues et deux entretiens passés. Dont un duquel j'attend(ai)s beaucoup. Grand moment de solitude aussi lors de cet entretien par téléphone avec un cabinet de recrutement.

"?/¨%." me dit la dame au téléphone.
"Euh... Pardon?" Dis-je.
"%.5¨6/.?.:;" me répond la voix.

Et là, je tilte, mon cerveau endormi se réveille.

"Ah, non non, I spreek niet goed nederlands"

Ouais, j'habite Bruxelles depuis 7 ans, ai connu des heures et des heures de cours intensif et ne semble toujours pas capable de comprendre qu'on me parle néerlandais. J'ai honte. Je vais être obligée de manger toutes les truffes au chocolat pour oublier.

Bref, la dame, je l'ai quand même bien fait rire, et je la rencontre jeudi. Il me reste une semaine pour devenir bilingue. Le pire? C'est que je ne me souviens même plus vraiment de quel job il s'agit!


Voilà donc mes maigres résultats de recherche d'emploi. Mais la roue va tourner, hein, hein? Promis?

Parce que le live de Secret Story, c'est cool deux minutes mais bon, parce que Maigret l'aprem sur France 2 je crois que c'est aussi pire que le Tour de France, parce que je me mets à cuisiner (Oh malheur!), que j'ai relu tous mes bouquins, que... J'ai manifestement pas une âme de chômeuse.

Vous allez me dire, si je me fais chier à ce point, pourquoi pas revenir raconter des âneries ici? Je vais y songer.

Sur ce, vous m'excusez mais mon Panda adoré va rentrer et en bonne femme au foyer, je vais lui préparer son souper.

Vite, que l'on me sauve de là!

lundi 30 juin 2008

Des nouvelles...

Je sais pas comment vous dire merci pour tous vos ptits mails adorables... Je laisse mes mails s'accumuler et n'ai pas encore eu le courage de répondre... Alors, je ne vais pas déroger aux (mauvaises) habitudes et vous donner, ici, des nouvelles.

Pour résumer, j'ai donc travaillé cinq mois chez "des gens". Peu importe où, qui, etc. Je vais devoir marcher sur des oeufs pour éviter tout détail. Bref, il y a 5 mois, je signais enfin ce cdi de journaliste tant attendu. Vous avez, avant la disparition de ces billets, suivi ici quelques morceaux choisis de ce à quoi ressemblait mon nouveau travail. Pour faire court, bref et sans tomber dans le mélodrame je dirais juste que ces gens sont de véritables escrocs sans morale. Mais j'ai mordu sur ma chique, attendant la fin de ma période d'essai pour me décider. Après une semaine de réel harcelement (clim à 11 degrés, insultes, fouille de mes mails perso...) je décide de démissionner. S'en est suivie une discussion houleuse, achevée par des menaces et atteintes physiques de leur part.

Mais la page n'est pas tournée. Depuis cette scène, et donc depuis plus d'un mois, je vis un enfer. Chaque jour un nouveau courrier. Sans, encore une fois, rentrer dans les détails, ces personnes ont envoyés à la plupart des gens importants dans mon milieu de travail une lettre dans laquelle ils m'accusent de plagiat et de vol. Et ce n'est qu'un exemple parmi (trop) d'autres.

Me justifier, garder la tête haute, renier leurs (graves) accusations... Aller, chaque jous, chercher un nouveau courrier injurieux et calomnieux. C'est mon quotidien depuis un mois.

Me battre, aller au syndicat, me faire jeter, purement et simplement, chercher de l'aide auprès de la police, d'un ami avocat.

Aujourd'hui, je n'ai toujours pas perçu les salaire dus. J'ai perdu 90% de mes piges à cause de leurs accusations et parce qu'ils ont harcelé certains de mes redac chefs.

Aujourd'hui, à force de bataille juridique, ces personnes ont consenti à m'envoyer les documents nécessaires à ma demande de chômage. Je vais peut-être, si ma démission ne me pénalise pas, avoir accès aux mirobolants 360 euros mensuels.

Je ne sais pas si je choissirai d'aller jusqu'au procès. Je veux oublier ces personnes, reprendre confiance. Même si je sais qu'ils n'en ont pas encore fini avec moi.

Ma prochaine bataille, concrète et trop réelle sera de récupérer mes salaires.

Aujourd'hui, je cherche un nouveau métier/job. J'ai envie de travailler avec des gens respectueux, humains, peu importe le métier. Mais toute cette histoire tourne dans ma tête.

Alors, j'ai envie de vous dire... Ne restez jamais dans votre travail si les choses dégénerent. Ne faites pas comme moi, fuyez avant que les choses tournent mal. Je reste persuadée qu'il vaut mieux quelques mois de chômage que de subir harcèlement et injures.

En attendant, si vous êtes avocat, en mesure de foutre en l'air leur site web, ou encore journaliste et qu'on vous propose de bosser pour ****, ou si tout simplement vous pouvez éloigner le mauvais sort jeté sur moi, faites-moi signe! OU si vous n'êtes rien de tout cela :-)

Ne sachant toujours pas s'ils connaissent mon blog, ne vous étonnez pas si ce billet disparait, comme les autres. Jusqu'à hier, ils pirataient encore mes mails d'après mon ex-collègue, donc je m'attends à tout.

Et à très vite, peut-être, ou pas. Pour des choses un peu plus drôles!

mercredi 14 mai 2008

Besoin d'une pause

Avant tout, encore une fois un énorme merci de votre aide pour mon article. Vous avez tué les filles et les gars...

Bon, ça ne vous aura sans doute pas échappé, j'écris de moins en moins ici. Depuis quelques semaines, je sais pas ce qui se passe, mais je reste devant l'écran et suis incapable d'écrire un quelconque billet. Pareil pour vos blogs : je les lis tous les matins, mais je ne commente plus. Je ne trouve plus rien "d'intéressant" à vous raconter, je trouve qu'il y a des dizaines de blogs super et que le mien est bien pâle à côté, j'ai l'impression que les relations qui se nouent via blogs sont, parfois, aussi intenses qu'éphémères. J'en ai vu disparaître des bloggueuses avec qui je parlais et paf, du jour au lendemain, plus de nouvelles...

Et surtout, que vous racontez? Ma vie, mon nouveau déménagement en 15 jours chrono, mon boulot de m... chez Cruella et G? Mes envies de journalisme, de famille? Quand j'ai créé ce blog, le but était de parler journalisme, de publier ici mes articles... Puis, petit à petit, je me suis mise à raconter tout, et aussi n'importe quoi, en tentant de tenir droit sur le fil, de ne pas trop en dire, de ne pas verser dans l'impudeur ou dans le journal intime. Mais aujourd'hui, je n'y arrive plus. Parce qu'autour de moi s'accumulent les grosses et les petites galères et que, non, la chance ne tourne décidément pas. Et, pour la première fois, je perds mon regard amusé, je n'arrive plus à conter les choses avec un tant soit peu d'humour. Vous racontez mes galères en détail ne m'intéresse pas... J'ai envie de me poser, de déménager, dans moins de deux semaines, et de repartir. Nouveau quartier, nouvelle vie. Manquera le nouveau boulot, le nouvel arrivant dans la maison, de nouvelles forces à trouver, encore.

Alors, je vais mettre ce blog en vacances, un court moment, longtemps, pour toujours. je ne sais pas et ne veux surtout pas faire de promesses que je ne tiendrai pas. Et, au fond, je sais que l'envie de revenir me titillera.

Alors, d'ici là, merci. De vos bons mots, de votre fidélité, de vos conseils... Merci aux anonymes qui ont suivi mes péripéties sans jamais commenter, et à celles qui sont devenues des amies précieuses.

Mon mail reste là, mon facebook aussi, et vos petits mots ou mails me feront toujours autant plaisir, donc n'hésitez pas.

Prenez soin de vous. Et, oserais-je le dire? A bientôt, ici ou ailleurs.

Ps : je n'ai pas envie de jouer au faux départ, je pars, je reviens. Mais voilà, laisser ce blog comme ça sans donner de nouvelles me rendait un peu malade, donc je préfère le mettre en pause, le temps de retrouver ou pas l'inspiration et l'envie. voilà qui est dit :-)

vendredi 18 avril 2008

Le samedi c'est supermarché


Demain, c'est samedi, et samedi chez moi c'est le jour des courses.

Ça tombe bien, j'adore faire les courses. Pas question ici de shopping compulsif dans les temples du vêtement, non, je parle ici de supermarchés. Oui, ça fait nettement moins glamour (Quoi, une journaliste beauté qui n'est pas glamour? My God, est-ce possible?) Mais je ne suis pas que glamour, moi j'ai aussi un frigo à remplir et des bouches à nourrir (y compris celle de Lily le lapin nain qui possède son propre supermarché pour les zanimaux de tous poils, et même ceux qu'en ont pas quoique un animal sans poils c'est pas joli-joli).

Bref, je possède donc un supermarché rien qu'à moi, à cent mètres de mon chez-moi/nous. Parfois, je le prête quand même à des gens, je suis de nature généreuse. Et mon magasin, c'est le meilleur. C'est un Delhaize. Et rien que le nom provoque chez moi des palpitations comme H&M ne le fait même plus. Des années de GB (celui à côté de l'univ, envahi d'étudiants) pour des courses d'étudiante et de pré-adulte qui bosse (pizzas, coca) avaient fait du Delhaize ma quête absolue. Donc, quand nous avons décidé d'emménager dans notre taudis (qui, à l'époque ressemblait plus à un palais), un des arguments de poids (avant la douche multi-jets, oui oui...) fut l'extrême proximité de ce supermarché, que je fis mien dès notre premier repérage-achetage de sandwichs-fêtage de signature de bail.

Mon supermarché est grand, lumineux, plein de produits qu'on trouve pas ailleurs, il vend des tas de magazines, il a une très belle cave à vins du monde entier. Oh, et il est cher aussi (amies françaises, si vous n'avez pas de Delhaize chez vous, ben sachez juste que ça doit être le supermarché le plus cher de Belgique, enfin je crois).

Depuis, tous les samedis, c'est mieux que Disneyland (sauf la promenade en barque dans le pays des poupées avec la musique qui fait lalala-lalala). Ce qui est chouette,c'est qu'en fait, comme c'est Chéri qui cuisine, c'est lui qui fait les "vraies" courses. Moi, je vague entre les rayons, mon panier à la main et je m'occupe de mes achats à moi-rien qu'à moi. Donc des fruits, donc du chocolat, donc des demakup, donc mes céréales. Puis, je passe tous les rayons au peigne fin à la recherche de LA nouveauté qui déchire, le pot de Spéculoos à tartiner, le chocolat Lindt au tiramisu, les gaufres à l'abricot...

Ensuite je vais rêver devant le rayon surgelés, et je rêve qu'un jour, nous aurons un congélateur. Qu'un jour ces desserts à la tarte tatin, ces magnum noisettes,... seront miens.

Mon supermarché en plus il me parle à moi, rien qu'à moi et m'organise des jeux de piste au cas où je viendrai à m'embêter. Si t'achètes certains produits, tu accumules des points. Puis tu as droit à ces chèques de 5 euros. Et, puisque mon supermarché il est cher, les bons de 5 euros ils sont bienvenus. Donc, je fouine, et c'est ainsi que je me retrouve avec un pot de sauce à l'ail qui vaut plein-plein de points alors que je suis allergique à l'ail. J'essaie de la faire acheter à Chéri, mais il refuse. Lily le lapin nain ne mange pas d'ail. Donc, je suis obligée de prendre à la place ce déo pour wc qui sent moins bon que mon parfum Paris Hilton et qui en plus ne vaut pas autant de points que le truc à l'ail. Après, je me demande pourquoi Chéri veut pas qu'on ait un compte commun pour les courses...

Puis, j'attends sagement Chéri au rayon librairie. C'est aussi mon métier de lire tout ce qui s'écrit (Enfin, presque tout. J'ai hésité devant le mag officiel de la Tecktonic, puis en fait je l'ai pas pris. Je vais d'abord continuer de me perfectionner grâce à la webcam de mon ordi du bureau).

Enfin, Chéri dépose tout sur la truc qui roule, et j'attends qu'il place tout dans les paniers (il a une licence de rangeage de sacs). Je suis épuisée. Et pauvre.

Y'a rien à dire, qu'est ce que j'aime faire les courses.

Et vous?


ps : Si Monsieur Delhaize a besoin d'une attachée de presse...

vendredi 11 avril 2008

Des lapins, des pâtes, des tabliers...


A la demande générale (si si) voici donc le compte-rendu de ma virée au pays merveilleux des sex-toys, quoique je sens que le fait même d'écrire ce mot risque d'amener de nouveau son lot de pervers du web, enfin je suis téméraire, je me lance.

Prenons donc un samedi soir et une fine équipe, invitée à une soirée sex-toys chez une amie d'une amie. La fameuse fine équipe se compose de mes 4 irremplaçables acolytes, j'ai nommé E, A, V et C, ma joyeuse bandes d'amies que je connais depuis, oula, plus de 10ans.

Evidemment, nous arrivons en retard. Honte sur nous, ce léger retard nous vaut un accueil des plus tendus. On a pourtant les bras chargés de très nombreuses victuailles, mais il faut croire qu'au pays des sex-toys, l'heure c'est l'heure. Une vingtaine de filles sont assisses en cercle, dans le salon. Et là, c'est le drame. Mais qu'est ce que c'est que ces têtes d'enterrement, ces lèvres pincées, ces...? Mais où est la folle ambiance dévergondée? Bon, on se sépare, on se trouve une place, on s'assied bien sagement.

Madame la démonstratrice continue. Et là c'est le deuxième drame. C'est pas un clown qu'elle a mangé ce matin, c'est une porte de prison. Tant pis, V et moi nous décidons de nous ruer sur la bouffe et le vin, même si aucune fille de l'assemblée ne semble avoir envie de manger, d'ailleurs le buffet est intact, les bouteilles de vin itou. Bref, V et moi on boit (je rassure mes proches : non, je ne suis pas définitivement accro au vin). Et on écoute, un peu aussi. On s'extasie sur les tabliers de cuisine avec des faux seins. Waou, super glamour ça... Puis vient le tour des pâtes en forme de z*z*, 9 euros le paquet quand même hein... A, C et E, en face de nous, font le show. On fait semblant de pas les connaître, V et moi on reste sérieuses, bien sûr.

D'ailleurs, Madame la démonstratrice, je suis super attentive, donc je remarque que vous avez oublié de nous parler de la tenue d'infirmière, le n* 30 de la liste, à 40 euros. Et qui c'est qui se retrouve avec la tenue à essayer? La démonstratrice se venge sur moi. M'en fous, je parade. Le tissu est cheap, la coupe est nulle. Et, surtout, le stétoscope ne fonctionne pas, puisque je l'essaie sur E et ne sens pas son coeur. Mais mais... serait-ce de la gnognote, de la camelote? Quelle imposture. J'ai du le dire un peu trop fort, puisque Madame la Démonstratrice va nous fusiller du regard le reste de la soirée.

Tadam, voici le moment, les stars de la soirée (hormis nous), les sex toys. Mon Dieu, ça vibre, ça tourne dans tous les sens, c'est rose fluo, c'est... déroutant. Y'en a un qui a une tête de pharaon. Bleu fluo. V et moi on dit plus rien. On est sous le choc. Mais où le glamour, le romantique, le sexy? Pourquoi ces joujous semblent-ils tout droits sortis d'un sex-shop pourri et glauque? On est déçues, déçues déçues. Mais on attend l'oeuf magique, vivement recommandé, testé et approuvé par D. Le voilà. Mais c'est minuscule, le fil qui relie à la télécommande fait... 10 cm? Mais... on m'aurait menti alors?

Mais mes amies sont curieuses, libérées et un peu dingues, elles passeront donc commande, toutes ou presque ayant craqué pour "le lapin de sex and the city" que perso, j'aurais pu aimer, mais en moins rose fluo, en moins... kitch! Donnez-moi du chic, du sobre...

Bilan de la soirée :

-Plein de lapins vendus. A nous. Nous avons été les seules à acheter.
-De grands fous rires.
-Une démonstratrice qui aurait bien besoin de tester à nouveau ses vibros, histoire de se détendre un peu.
-Des filles qui ont du être choquée pour le restant de leur vie.
-Aucun aller retour aux toilettes, Madame la démonstratrice ayant laissé là-bas des crèmes et tout le tintouin pour celles qui voulaient tester en toute discrétion. V et moi, on avait pas envie que les gens pensent qu'on avait testé donc on a pas été faire pipi. On est connes parfois.
-Une after chez C, avec le reste de nos victuailles. Le vrai moment chouette de la soirée.

Je retente cependant le coup très vite, puisque je n'ai pas envie de rester sur une aussi mauvaise impression. Mauvais public, mauvaise démonstratrice, je pense que nous sommes tombées sur un mauvaise accumulation. Mais au moins, cette soirée aura permis de longues discussions avec nos mecs à toutes. C'est fou ce qu'ils ignorent parfois...

mercredi 12 mars 2008

Non, je ne suis pas glamour tous les jours



Rendons à César ce qui est à Alice, ce post fait suite à une discussion d'il y a quelques mois avec une jolie princesse.

A force de parcourir une tonne et demie de blogs (du temps de la période faste où-ce-que-j'avais-encore-du-temps), un jour je me suis posée des questions. Si si, la blogofille (ou du moins une partie) m'a entraînée dans une réflexion intense et profonde. Rien de moins.

C'est qu'à force de voir ces dizaines de blogs (et je ne tiens ici à égratigner personne, certaines savent tout le (très grand) bien que je pense d'elles) faire l'apologie de la fringue, souvent de marque, ainsi que de l'attitude féminine qui va avec, je me suis regardée, et je me suis dit "bof".

Parce que, même si je collectionne les mags de mode, même si j'adore le shopping, les fringues, le maquillage et les bijoux, même si dans mon c.v. il est écrit quelque part "journaliste mode/beauté", ben je suis loin très loin d'être glamour all the time.


- L'hiver, sous le vent et sous la drache nationale, je sors ma grosse parka H&M, pas féminine pour un sou, mais extrêmement chaude et réconfortante. Quand je croise des filles avec leurs ballerines et leurs petites vestes toutes courtes, je sais pas si je dois les plaindre ou les admirer...

-L'hiver, toujours, accrochez-vous bien, mais non, je ne prends pas toujours le temps de m'épiler les jambes. Honte sur moi, on va sans doute me retirer à vie ma carte du club glamour. Mais, franchement, pourquoi tant de haine? Qui montre ses jambes en hiver? Et puis, si ça ne gêne pas le Chéri... (précision importante quand même : je ne suis vraiment pas très poilue, je tiens quand même à garder une certaine dignité).

-Je suis incapable de mettre plus de 50 euros dans une robe. D'ailleurs je mets rarement plus de 30 euros dans une fringue. Non seulement mon salaire ne me le permet pas, mais je crois que c'est une habitude qui sera difficile à déloger.

-Je ne dors pas en nuisette.

-Le week-end, quand Chéri et moi allons faire les courses, je sors sans me maquiller. Je sais, ça fait un choc.

-Je collectionne les talons, mais porte généralement mes inséparables Converse ou des bottes plates.

-J'ai jamais aimé le slim. Je trouve ça joli sur certaines autres, mais il ne trouvera jamais sa place dans mon dressing.

-J'ai le même sac tous les jours. Ses frères dorment dans le dressing.

-Quand j'ai la flemme, je zappe les étapes vernis/repassage/après-shampoing/épilation des sourcils...

Et la liste est encore longue. Et pourtant, je crois être la plus greluche de toutes mes amies, avec mes tonnes de make-up (reçus en presse, quand même), mes dizaines de paires de chaussures et de quoi ouvrir un salon de coiffure.

Et vous, vous êtes toujours au top du glamour?


Pour un article dans un quotidien, je cherche des témoignages de Belges ayant testé des spas, thalasso en Belgique ou à l'étranger. Merci!